Compact et affranchi du style de ses aînés, le Q2 fait bon usage du 1.4 TFSI essence de 150 ch. Reste que cette Audi déçoit par son manque de confort et interpelle par ses prétentions tarifaires.

Publié le 28/02/2017

Court (4,19 m), trapu, haut sur pattes, avec des flancs sculptés façon Skoda et des feux arrière évoquant une Volkswagen Polo, le Q2 se veut plus canaille qu’un Q3. Un parti pris censé séduire une clientèle plus jeune. À bord, pourtant, la planche de bord, soignée, épurée et dans l’air du temps avec le Virtual Cockpit, cet écran couleur qui remplace les compteurs classiques (option) rappelle furieusement celle de la berline A3. Mais, il manque à l’appel un écran tactile, ce qui oblige encore à passer par les commandes MMI. L’ergonomie en souffre, alors que dans le même temps, on est très bien installé au volant.

 

Autre critique, si les assemblages sont conformes aux standards de la marque, les plastiques basiques des contre-portes ne sont pas à la hauteur du tarif réclamé par cette variante S line. Certes, l’équipement est complet (GPS, jantes de 18 pouces, sellerie cuir-tissu…), mais il se paie quand même très cher pour un SUV pas plus spacieux qu’un Renault Captur. Cela n’empêche pas deux adultes d’être correctement reçus à l’arrière de l’Audi, même s’ils n’apprécieront pas forcément que l’assise de la banquette soit si courte.

Stabilité perfectible dans les situations d’urgence

Côté moteur, les amateurs d’essence n’ont, au lancement, pas d’autre choix que le 1.4 TFSI de 150 ch – le 1.0 TFSI de 116 ch arrivant seulement au printemps 2017. Connu pour sa souplesse et ses bonnes manières, le 4-cylindres turbo anime avec vigueur ce SUV au poids raisonnable (1 351 kg). La sobriété en profite (7,8 l/100 km en moyenne, c’est honnête), la vivacité des accélérations et les relances aussi. D’autre part, le freinage se distingue par son efficacité, et ce Q2 s’avère maniable. En revanche, sa stabilité dans les situations d’urgence, où l’ESP agit précocement et brutalement pour calmer le train arrière, laisse à désirer.

Faisant appel à une simple traverse déformable (seules les variantes à quatre roues motrices ont droit au sophistiqué multibras), ce dernier s’avère par ailleurs responsable de trépidations sensibles avec les jantes de 18 pouces livrées de série ici. La fermeté est alors de mise. L’insonorisation apparaît plus réussie. Reste l’épineuse question du prix. À 33 100 € (prix février 2017), des alternatives moins compactes sont légion. Ce Q2 TFSI s’affichant, une fois encore, plus cher qu’un Peugeot 3008 1.2 PureTech 130 GT Line (32 850 €), bien plus moderne, moelleux et dynamique…

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